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Château de Bellegarde

Chateau de bellegarde, 2 chemin de Bellegarde

33550 LESTIAC SUR GARONNE

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Vendanges tardives

Livre -


6.50 €

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TVA incluse si applicable


Pourquoi un livre dans un catalogue de bouteilles du Château de Bellegarde...? Parce que ce livre a été écrit par le vigneron lui-même sous son "nom de plume" Jean Morancier... Passionné par son métier, qui est une vie, il a voulu (j'ai voulu) vous immerger avec réalisme dans ce château de Terrefort à divers moments de la vie du personnage... Il y a bien sûr le travail de la vigne et du vin, mais aussi du sentiment et même un peu de drame... Vous le recevrez en e-book (format pdf)... Extrait :

 

"Je n'ai presque pas dormi, préoccupé au delà du raisonnable par la litanie de tout ce qui pourrait me pourrir la vie ce lundi 29 septembre 1997 : tracteur en panne, vendangeurs absents, orage...

Je ferai face ; ce ne sont pas mes premières vendanges, mais seulement celles que je vais devoir assumer seul, pour la première fois sans mon grand-père Adrien ni Suzanne, la femme avec qui j'ai vécu pendant des années ; à côté de qui j'ai vécu, plutôt qu'avec, d'une certaine façon c'était sans doute moi le pire des deux, dans ce couple qui n'a jamais réussi à marcher au pas, au même pas...

Depuis le décès d'Adrien, c'est moi qui décide de la date des vendanges, toujours ; après d'âpres discussions, souvent.

C'était elle qui recrutait des vendangeurs en essayant de renouer avec les bons coupeurs de l'année précédente, d'abord ; ensuite, elle soupesait les candidatures des nouveaux qui se présentaient, et qui souvent ne voyaient là qu'un moyen facile de gagner un peu d'argent...

Vous avez déjà fait les vendanges ?

Un « non » l'inquiétait déjà, tant elle en avait vu qui ne tiennent qu'une matinée, les reins en feu, et qui ne savent pas souffrir...

Vous êtes un peu sportif au moins ? Vous savez, c'est très dur, les vendanges... Je ne veux pas vous décourager, mais il faut tenir son rang, qu'il pleuve ou qu'on brûle au soleil : un bon coupeur nous ramasse cinq-cents kilos de raisin dans la journée, un mauvais la moitié seulement, et il est payé pareil ; on préfère des bons, vous le comprendrez...

Payer au tarif plein un vendangeur dont elle n'avait pas été satisfaite, qui n'avait pas ramassé ses cinq-cents kilos ou à peu près, c'était pour elle une souffrance presque physique, que je devinais, la connaissant bien, à son attitude au moment de signer le chèque : une imperceptible et dérisoire tentative de gagner du temps, de retarder la signature fatale, douloureuse, l'espoir d'un événement soudain qui va l'en dispenser ; si le ou la coupable avait cherché à s'excuser, à prétexter une fatigue inhabituelle ou d'avoir trop présumé de ses forces, la souffrance aurait été atténuée, parce qu’alors là elle se serait trouvée dans la position de faire le geste charitable, qui l'aurait valorisée, de rémunérer ce mauvais coupeur autant qu'un bon ; légalement d'ailleurs, elle n'avait pas le choix, mais je voyais bien que sans s'en rendre compte elle cherchait à faire avouer la faiblesse qui au moins lui aurait donné le beau rôle :

Vous avez beaucoup souffert...? Je l'ai bien compris.... Mais je vous avais averti...!"

Méthode de livraison

Relais Colis

Zone(s) de livraison

France

De A Montant TTC
1 article(s) 48 article(s) 15.00 €
49 article(s) 0.00 €

Pourquoi un livre dans un catalogue de bouteilles du Château de Bellegarde...? Parce que ce livre a été écrit par le vigneron lui-même sous son "nom de plume" Jean Morancier... Passionné par son métier, qui est une vie, il a voulu (j'ai voulu) vous immerger avec réalisme dans ce château de Terrefort à divers moments de la vie du personnage... Il y a bien sûr le travail de la vigne et du vin, mais aussi du sentiment et même un peu de drame... Vous le recevrez en e-book (format pdf)... Extrait :

 

"Je n'ai presque pas dormi, préoccupé au delà du raisonnable par la litanie de tout ce qui pourrait me pourrir la vie ce lundi 29 septembre 1997 : tracteur en panne, vendangeurs absents, orage...

Je ferai face ; ce ne sont pas mes premières vendanges, mais seulement celles que je vais devoir assumer seul, pour la première fois sans mon grand-père Adrien ni Suzanne, la femme avec qui j'ai vécu pendant des années ; à côté de qui j'ai vécu, plutôt qu'avec, d'une certaine façon c'était sans doute moi le pire des deux, dans ce couple qui n'a jamais réussi à marcher au pas, au même pas...

Depuis le décès d'Adrien, c'est moi qui décide de la date des vendanges, toujours ; après d'âpres discussions, souvent.

C'était elle qui recrutait des vendangeurs en essayant de renouer avec les bons coupeurs de l'année précédente, d'abord ; ensuite, elle soupesait les candidatures des nouveaux qui se présentaient, et qui souvent ne voyaient là qu'un moyen facile de gagner un peu d'argent...

Vous avez déjà fait les vendanges ?

Un « non » l'inquiétait déjà, tant elle en avait vu qui ne tiennent qu'une matinée, les reins en feu, et qui ne savent pas souffrir...

Vous êtes un peu sportif au moins ? Vous savez, c'est très dur, les vendanges... Je ne veux pas vous décourager, mais il faut tenir son rang, qu'il pleuve ou qu'on brûle au soleil : un bon coupeur nous ramasse cinq-cents kilos de raisin dans la journée, un mauvais la moitié seulement, et il est payé pareil ; on préfère des bons, vous le comprendrez...

Payer au tarif plein un vendangeur dont elle n'avait pas été satisfaite, qui n'avait pas ramassé ses cinq-cents kilos ou à peu près, c'était pour elle une souffrance presque physique, que je devinais, la connaissant bien, à son attitude au moment de signer le chèque : une imperceptible et dérisoire tentative de gagner du temps, de retarder la signature fatale, douloureuse, l'espoir d'un événement soudain qui va l'en dispenser ; si le ou la coupable avait cherché à s'excuser, à prétexter une fatigue inhabituelle ou d'avoir trop présumé de ses forces, la souffrance aurait été atténuée, parce qu’alors là elle se serait trouvée dans la position de faire le geste charitable, qui l'aurait valorisée, de rémunérer ce mauvais coupeur autant qu'un bon ; légalement d'ailleurs, elle n'avait pas le choix, mais je voyais bien que sans s'en rendre compte elle cherchait à faire avouer la faiblesse qui au moins lui aurait donné le beau rôle :

Vous avez beaucoup souffert...? Je l'ai bien compris.... Mais je vous avais averti...!"

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